Historique du train : de sa création à 1947

Les premières traces d’une relation nocturne entre la capitale et les Hautes Alpes remontent à la fin des années 1920, vers 1928. Il reliait Paris à Briançon en 16 heures environ. Le train numéroté 2701 quittait Paris à 19 h 55 et touchait Briançon vers 12 h 15. Son homologue de retour, le 2702, partait de Briançon à 15 h 45 et arrivait dans la capitale à 8 h 45. Le train est alors géré, tout comme les lignes Livron Veynes Briançon et Marseille Veynes Grenoble, par la compagnie du PLM Paris Lyon à la Méditerranée. Le Chaix du service d’Eté 1928 le marque comme « Express ».

L’année suivante, il gagne une heure trente-cinq minutes sur son horaire. Les Haut Alpins le surnomment déjà le Rapide.

    Lors du Service 1936 et 1937, avec les Congés Payés, les trains de nuit à grands parcours sont pris d’assaut par des voyageurs avide d’air pur et de soleil.

En 1938, les anciennes grandes Compagnie du PO Midi, l’Ouest Etat, le Nord, l’Est et le PLM s’effacent. Elles ne vont ne former qu’un seule compagnie : la Société Nationale des Chemins de fer Français : la SNCF. Administrativement, La SNCF découpe la France en 5 grandes régions. Ces régions correspondent à peu près aux implantations géographiques des anciennes Compagnie.

Jusqu’à la déclaration de la guerre du 3 Septembre 1939, la circulation du Rapide ne sera pas bouleversé. A cette date, le gouvernements Français prendra des mesures restrictives :

Vitesse des trains abaissée à 100 km/h

Réduction drastique des relations ferroviaires diurnes comme nocturnes, auquel va échapper pour un temps seulement, notre Rapide Paris Briançon. Le Rapide Paris Briançon circulera alors à certaines dates et sera couplés au train de nuit Paris Vintimille.

Le Génie Français détruira de nombreux Ouvrages d’Art lors de l’invasion de la France par les troupes de l’Axe. Les troupes de l’Axe vont eux bombarder de nombreux sites pour contrarier les déplacements des militaires et des populations.

Après l’armistice de Juin 1940, à la reprise du trafic ferroviaire, la ligne de démarcation coupe la France en deux, les relations intérieures sont fortement réduite. Le Rapide Paris Briançon ne circule pas du tout.

    A partir de 1943, les Alliés vont bombarder à leur tour la France et vont viser les certains nœuds ferroviaires, comme Longueau,  Rennes Sotteville et Modane. Ces bombardement s’intensifieront à mesure de l’approche des débarquements de Normandie et Provence. Plusieurs ponts rail, de la ligne Veynes Briançon seront détruit par la Résistance. Tout comme le sabotage de certaines locomotives à Vapeur. Le 19 Aout 1944, le viaduc du Bramafan sera touché, sa reconstruction définitive se terminera en Janvier 1946. Le Pont de la Durance peu avant l’Argentière sera détruit à l’explosif à l’explosif le 8 Juin 1944.

Le train de nuit sort de sa longue période d’hibernation au service de Mai 1946. De Paris et Livron Le Rapide est couplé aux tranches Paris Marseille et Paris Montpellier. Les trois trains ayant pour Numéro 57/58. Le Rapide est omnibus entre Livron et Briançon. Le Rapide seul prend alors le numéro 1903, numéro qu’il gardera jusqu'à l’année suivante. La composition des trains comporte malgré de nombreuses voitures peu confortable, comme par exemple des renforts de voitures à caisse en bois et portières latérales sur le Sud Est. Ce train va devenir l’icône de la ligne,  et circule dans les horaires suivant :

Son Histoire :

De 1928 à 1947        De 1960 à 1978        De 1980 à aujourd’hui 

Au service d’Hiver 1946-1947, le Rapide change de numérotation. Il devient le 1901, et gagne une vingtaine de minutes, grâce à l’emploi des locomotives à vapeur Mikado 141 C, D et E du dépôt de Veynes. Le 1er Janvier 1947 est créé la Région Méditerranée. Les lignes Livron Veynes et Veynes Briançon passe dans le giron du 2ème arrondissement de Valence. Au 1er Mai 1947, le Rapide est regroupé avec la tranche Montpellier, l’ensemble prend le numéro 421/422.

A l’hiver 1948, le temps de parcours est améliorée, avec plus d’une heure de gain de temps ! En effet, le départ de Paris se situe vers 19 h 20, pour une arrivée à Briançon à 10 h 58 ; dans l’autre sens, les horaires sont : Briançon, départ à 17 h 45 arrivée à Paris à 9 h 25. À ce moment-là, le train est couplé entre Paris et Valence avec le 5769 (ou 421/422 ?) Paris  Montpellier. La relation Paris Briançon prend le numéro 1901 pour l’Aller et 1902 pour le retour.

Au service d’été 1949, le train 421/422 Paris Montpellier est poussé jusqu’à Béziers, alors que les trains 57/58 enlèvent la rame Briançon.

Dans les années 1950, Les lignes ferroviaires des littoraux mais aussi du Jura et des Alpes connaissent une progressions de leur trafic, notamment à la faveur des vacances. Cela nécessite un renforcement constant des dessertes nocturnes. Le volume de places couchée augmentent lui aussi considérablement, grâce à la réception de nouvelle voitures du type DEV.

A l’été 1950, l’Express (catégorie de train Grande Ligne auquel appartient le Rapide) est quelquefois dédoublé, et des trains de colonies de Vacances sont mis en marche au-delà de Gap vers Briançon. Ceux-ci continu aussi durant les années 1960.

A l’hiver 1952, la desserte se stabilise l’hiver à un niveau faible mais augmente l’été.

A l’Eté 1954, la rame Paris Briançon est retirée du convoi 421/422 pour être adjointe au 57/58 Paris Toulon.

Le 5 Janvier 1955, fut le jour d’une décision importante : la construction du barrage de Serre Ponçon. Barrage qui allait noyé une partie du tracé de section de ligne Chorges Embrun. Section ou circulait notre Rapide Paris Briançon. Après avoir envisagé un temps la fermeture, un nouveau tracé fut établi au Nord de l’ancien. Les travaux d’infrastructure était à la charge entière d’EDF. Quant à ceux de superstructure, ils étaient à la charge de SNCF. La pose de la voie dura de Novembre 1958 à Décembre 1959, soit plus d’un an ! C’est le 23 Février 1960 eut lieu une tournée d’adieu de l’ancien tracé, celui qui allait être noyé sous les eaux. Le nouveau tracé a été mis en exploitation le 1er Mars 1960.

A l’automne 1960, des locomotives Diesel 040 DG couplable (future BB 66000) sont introduite sur les lignes Livron Veynes et Veynes Briançon. Le dépôt de Portes les Valence, près de Valence, est titulaire de ces machines. Elles assurent la traction du train de nuit Paris Briançon. Les premier mois de ces machines sont entaché par de nombreuses détresses. Ce sont des locomotives à vapeur du dépôt de Veynes qui leur porteront secours.

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1961 à 19781961_a_1978.html